UK Flag French Flag

McIntyre Ocean Globe : Bataille, Fracas et Rebondissements vers Le Cap

McIntyre OCEAN GLOBE 2023 - COPYRIGHT FREE for Editorial Use. The proud South African yacht Sterna showing their support for their team taking on the French in the World Cup Rugby quarter-finals on Sunday. They’re pushing the boat to get into Cape Town for the final on Oct 28th. Credit: OGR2023 /Sterna / All Spice Yachting

  • La remontée au vent vers Le Cap s’avère difficile pour les équipages et les bateaux de l’OGR.
  • Maiden UK (03) enlève sa grand-voile pour recoudre une couture, causant des bosses et des bleus.
  • Godspeed USA (01) est le seul à ne pas encore avoir franchi l’Equateur.
  • Le duel en IRC entre Pen Duick VI FR (14) et Translated 9 IT (09) se poursuit. Mais des vents capricieux attendent les leaders.
McIntyre OCEAN GLOBE 2023 – COPYRIGHT FREE for Editorial Use. L’équipage finlandais du Galiana With Secure FI (06) ne laisse jamais passer une occasion de se déguiser. Dix membres de l’équipage ont été transformés de Pollywogs en Shellbacks lors de la traditionnelle cérémonie de passage de l’équateur. Crédit : Team Galiana WithSecure / OGR2023
McIntyre OCEAN GLOBE 2023 – COPYRIGHT FREE for Editorial Use. L’ancien skipper de la Golden Globe Race, Simon Curwen, sera habitué aux longues journées de navigation au près, dures et humides, et encouragera sans aucun doute les autres membres de l’équipage de Translated 9 IT (09). Crédit : Translated 9 / OGR 2023

La longue et houleuse remontée au vent vers Le Cap est un défi pour les équipages de la McIntyre Ocean Globe. La quiétude des calmes équatoriaux est désormais un lointain souvenir, les Sud-Est constants poussent certes les bateaux, mais ils malmènent aussi les corps et les esprits.

Les équipages sont également sous pression pour arriver au Cap et assurer un temps suffisant pour la maintenance, l’approvisionnement et la récupération avant le départ de la périlleuse étape des mers du sud vers Auckland, débutant le 5 novembre. Le réglement de course de l’OGR impose un arrêt obligatoire minimal de quatre jours au port, ce qui signifie qu’ils doivent arriver avant 14h00 heure locale le 1er novembre pour assurer le départ de la 2e étape avec le reste de la flotte.

Cette date limite préoccupe sûrement certains avec des vents capricieux qui vont devenir une caractéristique des alizés “traditionnels”.

Jean d’Arthuys, skipper à bord du Swan 53, Triana FR (66), admet que les conditions sont plus brutales qu’il ne le pensait.

Chacun est fatigué de remonter au vent depuis dix jours, c’est très inconfortable comme vous savez. Cette étape est plus longue et plus dure que nous le pensions. Ce n’est pas bon pour le moral.

Jean d’Arthuys, skipper de Triana FR (66)

Pendant ce temps, l’équipage de Evrika FR (65) pense manifestement aux conséquences physiques de naviguer à la gîte (25 degrés) pendant des jours d’affilée.

Nous allons finir avec une jambe plus longue que l’autre.

plaisante l’équipage de l’Evrika FR (65).

Vivre incliné est aussi un défi pour ceux à bord du concurrent espagnol White Shadow ESP (17).

Sauter des vagues et gîter pendant une semaine. On a peu écrit sur l’art d’aller aux toilettes dans ces conditions sans enduire les murs.

Guillaume, équipage du White Shadow ESP (17).

Mais ce n’est pas seulement l’équipage qui est malmené. Maiden UK (03), qui compare se déplacer sur le bateau en ce moment avec gravir l’Everest en Crocs, a dû faire face à une maintenance nocturne ardue. En mettant le troisième ris dans la grand-voile, elles ont remarqué que les coutures commençaient à lâcher.

McIntyre OCEAN GLOBE 2023 – COPYRIGHT FREE for Editorial Use.
“Une journée sans rire est une journée perdue”, a tweeté Maiden. Je me demande s’ils s’en sont souvenus lorsqu’ils ont retiré leur grand voile pour la réparer. Crédit : Team Maiden / OGR2023

Nous avons dû enlever la grand-voile la nuit, la réparer et la remettre, ce qui était un très gros travail pour tout le monde. Il y a eu beaucoup de bleus, surtout pour moi et Molly en essayant de retirer les chariots des rails. Mais nous sommes contentes que cela ne se soit pas produit dans les mers du sud.

Heather, Skipper de Maiden UK (03)

Écoutez l’appel sat hebdomadaire ici.

Campbell Mackie, skipper de l’australien Outlaw AU (08), a également signalé des dommages à bord.

Il y a eu un claquement fort comme un coup de fusil. Le drisse de génois a cassé.

Campbell Mackie, skipper de l’Outlaw AU (08)

Écoutez ici.

Outlaw a poursuivi sur la route la plus à l’est de la flotte. Reste à voir si le pari sera payant, car ils devront affronter de forts vents contraires lorsqu’ils se dirigeront plus au sud.

Position de la flotte le 10 octobre 2023. Visitez le site https://oceangloberace.com/livetracker/ pour plus de détails.

Godspeed USA (01) reste le seul bateau à ne pas avoir franchi l’Equateur mais a une progressession impressionnante  et suit maintenant Outlaw sur une route plus à l’est.

Nous n’avons pas vu le soleil depuis quelques jours. La dernière fois que nous l’avons vu, c’était il y a trois jours. Nous sommes un peu dans le flou concernant notre position dans le monde. Nous remontons au vent mais le bateau est exceptionnel, il s’épanouit dans ce temps.

Taylor, skipper de Godspeed USA (01)

Taylor – qui était également heureux de signaler qu’ils n’avaient croisé aucun navire malgré l’absence de repères visuels ! Écoutez ici.

Pendant ce temps, Explorer AU (28), qui aura du mal à arriver au Cap pour le départ de la deuxième étape, a opté pour la route la plus à l’ouest. Le skipper Mark Sinclair a calculé qu’ils devraient naviguer à 7 nœuds de manière constante pour atteindre Le Cap d’ici le 1er novembre. Mais ils explorent clairement aussi d’autres options.

McIntyre OCEAN GLOBE 2023 – SANS COPYRIGHT pour une utilisation éditoriale. Le roi Neptune et un super-héros masqué rendent visite à Explorer pour leur traversée de l’équateur. Crédit : Team Explorer / OGR2023

Rester bien à l’ouest. Nous allons soit récolter les bénéfices de l’Anticyclone de l’Atlantique Sud, soit arriver très en avance pour le Mardi Gras à Rio.

Mark Sinclair, alias Captain Coconut, skipper de l’Explorer AU (28)

Il y a 700 nm entre Sterna SFA (42), les derniers du groupe du milieu, et l’ancien vainqueur de la Whitbread, L’Esprit d’équipe FR (85) qui mène ce même groupe. Ils continuent de filer vers le sud mais pourraient bien rencontrer des vents plus légers dans les jours à venir s’ils restent sur une route similaire.

Il semble que Marie Tabarly, skipper du bateau français Pen Duick VI (14), ait plus que la navigation en tête.

Les nouvelles de la terre ferme ne nous manquent pas, sauf pour la Coupe du Monde de Rugby. Le match France / Afrique du Sud aura lieu le 15 octobre. Je pense que nous serons encore en mer mais ce n’est pas grave. Allez les Bleus, restons forts. Solides sur les appuis.

Marie Tabarly, skipper de Pen Duick VI (14)

Sans aucun doute, le fait que la France ait battu l’Italie (60 / 7) pendant la semaine pourrait aider à compenser le fait que le bateau italien Translated 9 continue de devancer Pen Duick VI au classement IRC !

Il va sans dire que l’équipe de l’OGR ne veut pas manquer une miette de l’action et délocalise au Cap ! D’ici le week-end, l’équipe, et un nouveau semi-rigide, seront sur place prêts à accueillir les équipages fatigués et les bateaux tout aussi épuisés avec quelques bulles.

McIntyre OCEAN GLOBE 2023 – COPYRIGHT FREE for Editorial Use. Les équipages français et le Sterna sud-africain pourraient bien avoir une conversation radio intéressante dimanche lors des quarts de finale de la Coupe du monde de rugby. Crédit : Team Pen Duick VI / OGR2023

Nous restons bien sûr tous joignables et disponibles.

Pour les demandes médias, interviews, accès aux photos ou vidéos, merci d’envoyer un mail à aida@oceangloberace.com et jac@oceangloberace.com

avatar

Partenaires

Fournisseurs officiels

Ports de l'hôte

Associations