UK Flag French Flag

Jour 164

Par Brian Hancock

Je m’explique. L’Uruguay n’est pas un pays riche, mais c’est un pays magnifique et ses habitants sont tout simplement merveilleux. Si vous allez à l’intérieur des terres, c’est principalement la toundra avec des fermes et des gens qui travaillent la terre. Comment dire les choses avec délicatesse ? Punta del Este, qui fait partie de l’Uruguay, n’est pas pauvre. C’est un havre de paix pour les riches qui vivent à Buenos Aires. Ils passent leurs vacances à Punta et pour cause, c’est magnifique. On y trouve de belles plages, de la bonne cuisine (steak avec ou sans la peau), de fabuleux fruits de mer et, bien sûr, tout ce dont on peut avoir besoin pour profiter de ses vacances d’été.

L’ambiance est d’autant plus festive que la flotte de la McIntyre Ocean Globe Race est en ville. Il y a beaucoup d’activité sur les quais et des marins en pleine forme qui préparent leurs bateaux pour la dernière étape de cette grande aventure. Tous les bateaux arborent des drapeaux et il fait chaud. Je n’y suis pas allé depuis longtemps, mais il y avait autrefois une discothèque juste à côté du quai. Je ne sais pas si elle existe encore et je n’y suis allé qu’une fois. Pour votre information, je ne fais pas de disco ; je n’en ai jamais fait, je n’en ferai jamais, mais beaucoup (la plupart) des équipages y allaient et s’amusaient, puis devaient faire la “marche de la honte” pour rentrer chez eux le matin. Je veux dire, sérieusement, quel plaisir y a-t-il à faire courir un voilier autour du monde ? Se traîner jusqu’au bateau avec une gueule de bois cuisante, des vêtements froissés et une dame dont on ne se souvient pas du nom et à qui on n’a souvent pas pu parler à cause de la langue n’est déjà plus qu’un lointain souvenir. Mais je m’éloigne du sujet.

Nous avons encore trois bateaux en mer. Ils ont mis à l’eau le Translated 9 hier pour vérifier que les réparations étaient bonnes. Cette réparation a été très délicate. Tout d’abord, les Malouines, ce n’est pas comme se retrouver en Angleterre. Il n’y a pas de travel lift pour aider à tirer le bateau. Ils ont réussi à convaincre le capitaine d’un cargo équipé d’une grue de les aider à sortir de l’eau. Ils ont d’abord dû fabriquer un berceau avec de la ferraille pour y placer le bateau afin de pouvoir commencer les réparations. Ensuite, ils ont dû trouver un moyen d’empêcher la poussière de leur broyage de polluer la région. Je ne sais pas si c’était obligatoire ou si c’était juste par courtoisie, mais je suppose que c’est la deuxième solution. Ce sont des marins de l’OGR après tout.

Ils ont remis le bateau à l’eau hier et vont effectuer quelques essais de navigation pour s’assurer que la réparation a fonctionné. L’étape 4 de l’OGR peut également être brutale, en fait le pire temps que j’ai jamais rencontré était dans le Golfe de Gascogne à quelques jours de l’arrivée de ma première Whitbread. En fait, c’est la seule fois où j’ai dû utiliser une voile à corne, mais ne me lancez pas sur ce sujet. C’est une histoire pour un autre jour.

Sterna est à un peu moins de 200 milles de l’arrivée et les explorateurs sur Explorer sont à 270 milles environ. Malheureusement, les deux bateaux sont confrontés à des vents contraires, ce qui ralentit leur progression, mais c’est ça la voile. Parfois, on gagne et on profite des bonnes occasions, parfois non. Souhaitons-leur (ainsi qu’à Translated 9) un bon voyage jusqu’à Punta où les attend un steak bien gras avec la peau. Paix à tous les grands marins de la McIntyre Ocean Globe Race.

Mise à jour quotidienne de Don

Partenaires

Fournisseurs officiels

Ports de l'hôte

Associations